Troisième livraison des poèmes de mon ami Petr Fensterviek.
IL VA DANS L'AUBE
Il va dans l'aube
Son chemin pleure une chanson de Russie
Que fredonnait une folle sur le vieux port
"Je me souviens qu'elle vendait des fleurs fanées."
Il pense à elle
Tous les jours
Dans l'Amérique du Sud déchirée de ses rêves
Il raconte son histoire au fond d'un verre de pisco
Il dit à qui veut ou ne veut pas l'entendre :
"C'est la femme qui nous conjugue au futur !
A Mouskaïansk, les filles ont des culs comme les négresses
Leur chevelure bat leur croupe
Il faut fuir, mon ami, loin
Il faut mourir et ne jamais voir ça !"
Puis il pleure
Par politesse, sans chagrin
Il est au-delà de la nuit
Il habite un souvenir
Petr Fensterviek
(traduit du slovaque par Lee Tubomitch)