J'ai rencontré Petr Fensterviek il y a plus de trente ans à Poitiers. Il était déjà poète tout en feignant de l'ignorer. Il a accepté que je publie ici certains de ses poèmes avant leur édition dans quelques mois. QUAND L'HOMME NE FUT PLUS LOUP
Quand l'homme ne fut plus loup Quand il retrouva la mémoire Quand il se fit humble et atteignit le ciel Quand il reconnut ses enfants Il les baigna dans l'eau vive des paroles Il leur donna un nom de nuage Les nomma lentement un à un Il les chaussa Leur dit tout des rêves qu'il faut sacrer Abandonna sa laine sur leurs épaules Désigna l'ouest du jour Puis avant qu'ils ne partent Leur fit don de sa plus belle chanson Qui avait grandi à l'ombre des poèmes
Petr Fensterviek (traduit du slovaque par Lee Tubomitch)