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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 18:16

DE L'INCONVÉNIENT D'AVOIR DES AMIS. DE LA MÉFIANCE COMME PIERRE D'ANGLE DE LA PENSÉE. DES EAUX TROUBLES ET DE LA CHASSE AU LAPIN. DU DIABOLIQUE PAR NATURE CHEZ LA FEMME. GRANDEUR CONCOMITANTE D'ALLAH ET DE JEAN-JACQUES DEBOUT.

 

On ne se méfie jamais assez des amis ! Lundi soir dernier, j'étais convié par un Jean-Claude de mes connaissances au concert que donnait à Angers un duo bolivien.

Sachez d'abord que pour moi "duo" rime avec "Stone et Charden", et "Bolivie" avec ces groupes assidus dans les couloirs du métro à engluer leur musique dans un nuage de sons entremêlés qui évoque le bon goût de Monsieur Hamilton dans ses photographies de nymphettes. "Duo bolivien", j'avais quelque raison de me méfier.

Amical mais vigilant, je me rendis au concert tout en réfléchissant au fait que ce duo se fait appeler "Entre dos aguas" !... "Entre deux eaux" !... Pourquoi "Entre deux eaux" ? Ce nom n'est pas franc. De quelles eaux s'agit-il ? Je tirai rapidement la conclusion qu'en s'affichant sous une telle dénomination ce duo souhaitait noyer le poisson, nous tirer vers des eaux troubles. "Entre deux eaux" !... C'est clair : on veut nous embrouiller ! Ce sont là des adeptes de la théorie du genre qui agissent en sous-marins, c'est pas douteux !

Mon Michel, que je me suis dit, pour pouvoir le dénoncer, il te faut te rapprocher du diable ! Ce que je fis tout en commandant une bière.

 

Le diable, ce soir-là, avait les traits d'un jeune guitariste très visiblement inca ! J'ai tout de suite reconnu un de ces méchants qui laissent leur lama cracher sur notre Capitaine Haddock dans "Le temple du soleil" !... Accordons à ce guitariste d'avoir tout fait pour qu'on le tienne pour un virtuose, alliant la puissance à la nuance, proposant de ces choses dont on ignorait qu'on put les faire avec une guitare. Il s'y entendait en musique, et c'est bien ce que nous entendîmes. Mais pour autant qu'allait-il afficher ce sourire franc et direct avec quoi il voulait en fait assommer nos dernières méfiances ? Tant de talents montrés et partagés, c'est suspect !

Si la police m'entend, son nom est Mau (prononcez "Mao") Montero Cardoso. "Mao"... Ce n'est pas moi qui le dit !

 

Le diable, ce soir-là, avait aussi les traits, oh, en tous points parfaits, esthétiquement irréprochables, d'une pétillante jeune femme. Comment dire, sans être indécent ?... Une de ces femmes qui habitent leur corps comme si elles habitaient chez elle. Celle-ci, de plus, chantait comme on ne doit pas ! Une honte !... Je m'explique.

Si l'on veut que l'homme garde toute sa conscience, toute sa lucidité, toute sa puissance, autant de qualités qui lui permettent de partir à la conquête du monde, à l'assaut des possibles, à la guerre aux mécréants et à la chasse au lapin, il faut interdire séance tenante le spectacle dégradant de ces femmes dévoyées, chantant complaisamment les plaisirs pervers, célébrant par l'exemple les joies convulsives de la danse dans ce qu'elle a de plus satanique, et le prouvant dans des postures lascives qui, en ce funeste lundi, chamboulèrent chez moi, d'ordinaire si placide, des tas de paramètres, d'équilibres et d'humeurs généralement stables. Dit autrement : elle m'a énervé !

Pour finir, elle osa raconter à nos oreilles aveuglées (oui, je sais, j'y vais un peu violemment dans la métaphore, mais c'est pour la bonne cause)... Elle osa raconter, donc, avec une innocence affichée à faire pâlir Bernard Tapie soi-même de jalousie, et un sourire à chavirer le plus abstinant des moines, qu'en une certaine région des plus chaudes de Bolivie, les femmes sont à la même température, et ravies de cet état en quoi Lucifer les tient.

Quelle horreur !... Et cette horreur s'appelle Melo Herrera Leon. Je dis ça pour mes amis du "Front Vigilance et Indochine" qui nous suivent.

 

Quand je pense qu'il eût suffit que cette Melo Herrera Leon naisse en Arabie Saoudite pour qu'on n'en entende jamais parler, mieux, pour qu'on ne sache jamais rien de ses envies, de ses espoirs, de ses désirs, je me dis que Dieu a tout bien fait le monde, mais qu'il a dû se relâcher sur la Bolivie.

La preuve : il n'y a pas de MacDo en Bolivie ! Ce peuple inférieur a tout simplement viré cette vénérable entreprise de son territoire. Des sauvages, je vous dis !

 

Et c'est ainsi qu'Allah est grand et que Jean-Jacques est debout !

Et, pendant que j'y suis, n'oubliez pas de lire, ou de relire, Alexandre Vialatte et ses Chroniques de La Montagne.

 

 

 

 

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Published by Michel Boutet - dans Chronique
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