Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 12:07

L'ami Floréal (entr'autres, membre oh combien actif du Forum Léo Ferré d'Ivry) est de parti-pris. Il est de ces gens qui refusent toujours qu'on pense à leur place. C'est comme ça, et depuis longtemps sans doute. Ne comptez pas que ça change. D'ailleurs, personnellement, ça m'ennuirait. Il nous écrit ceci :


La boulangère de Bénabar 

 

Vendredi 13 janvier au soir, à une heure de grande écoute, était retransmise sur une chaîne de télévision du service public l’édition 2012 de ce qu’ « ils » appellent « La fête de la chanson française ». Au programme, bien sûr, tous ces artistes qu’il est permis de voir et d’entendre en permanence, tout au long des années qui passent, sur le petit écran et sur les ondes radio. Toujours les mêmes.

Car la « chanson française », c’est devenu ça : le show-biz, les paillettes, on tape dans ses mains, les bons sentiments qui dégoulinent jusque sur la zapette, on s’aime tous, on s’embrasse, le dernier jeune talent qui promet beaucoup, la preuve il chante avec un chapeau sur la tête, on reprend en chœur l’immortel succès d’un grand ancien disparu, « qui nous manque tant », précisera une présentatrice un peu « bas de plafond ». La grand-messe peut commencer. Et pour la bénédiction, on fera même venir une grande vedette vieillie qui aime tout le monde, un Aznavour ou cette pauvre Juliette Gréco, caricature d’elle-même.

Vendredi 13 janvier, pour cette prétendue fête annuelle de la chanson française, comme lors des années précédentes et celles à venir, n’ont pas été conviés Véronique Pestel, Béa Tristan, Gérard Pierron, Anne Sylvestre, Rémo Gary, François Gaillard, Melaine Favennec, Philippe Forcioli, Sarcloret, Gilbert Laffaille, Yvan Dautin, Jean-Michel Piton, Michèle Bernard,  Francesca Solleville, Thomas Pitiot, Gérard Morel, Michel Bühler, Jacques Bertin, Alain Sourigues, Xavier Lacouture, Pierre Delorme, Hélène Maurice, Vincent Absil, Hélène Martin, Louis Capart, Hervé Akrich, Wladimir Anselme, Laurent Berger, Michel Arbatz, Clément Bertrand, Nicolas Bacchus, Môrice Benin, Michel Boutet, Céline Caussimon, Anne Peko, Anna Prucnal, Annick Cisaruk, Christian Camerlynck, Henri Courseaux, Christiane Courvoisier, Claire Elzière, Natacha Ezdra, Entre 2 Caisses, Eric Toulis, Bruno Daraquy, Jean Duino, Agnès Debord, Dominique Grange, Joël Favreau, Jean-Luc Debattice, Marc Havet, Michel Hermon, Bernard Joyet, Jehan, Jofroi, Jean Guidoni, Marcel Kanche, Alice Dézailes, France Léa, Romain Lemire, Nicolas Reggiani, Elizabeth, Jean-Pierre Réginal, Gilles Roucaute, Claude Semal, Gilles Servat, Bruno Ruiz, Nathalie Solence, Lou Saintagne, Valérie Mischler, Annick Roux, Jean Vasca, Laurent Viel, Zaniboni, Madame Raymonde, Coline Malice, Vanina Michel, Pascal Mary, Laurent Malot, Pierre Lebelâge, Yannick Le Nagard, Hervé Lapalud, Gérard Pitiot, Dominique Ottavi, Jeanne Garraud, Gaëlle Vigneaux, Alain Léamauff, Alain Nitchaieff, Nathalie Miravette, Louis Arti, Gildas Thomas, Coko, Alain Aurenche, Presque Oui, Rue de la Muette, Christian Paccoud, Henri Tachan, Aline Dhavré, Hervé Suhubiette, David Sire, Emmanuel Depoix, Philippe Guillard, Claude Astier, Frédéric Bobin, Paule-Andrée Cassidy, Ariane Dubillard, Mona Heftre, Jean Dubois, Grabowski, Thomasi, Olivier Trévidy, Wally… (j’en oublie beaucoup, liste à compléter par le lecteur)…

Comme Allain Leprest, qu’un crétin branché à carte de presse oublie de citer dans l’article de Libération qu’il consacre aux chanteurs disparus au cours de l’année 2011, vous n’existez pas, amis de la chanson de paroles, ou si peu…

Mais le trou dans lequel on vous enterre chaque jour un peu plus ne semble pas encore assez profond aux yeux de tous. Interrogé sur son métier pour le journal La Croix, Bénabar, chantre avant-gardiste du banal, porte-voix de la réhabilitation de l’insignifiant, de l’exaltation du dérisoire et du futile, s’est trouvé un combat urgent et d’importance à mener : « Je défends bec et ongles la chanson de divertissement. Si vous écoutez les mêmes chansons que votre boulangère, vous n’avez pas forcément échoué dans la vie. »

Et ta boulangère, Bénabar, elle a une Rolex ?

 

(FLORÉAL)

 

Par Michel Boutet
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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 16:22

 

Merci aux cultivateurs.


 

Je me souviens que Monsieur Brémaud, instituteur républicain égaré à l'école libre, ne nous comptait pas de fautes pour les mots de patois que nous utilisions dans nos rédactions. Il nous expliquait même que nous étions "bilingue en quelque sorte". Mon père, qui savait feindre l'ignorance, de commenter : "Bilingue en quelque sorte ? Eh ben, manquait plus que ça."  Manquait plus que ça à rajouter à mes étranges manies, écrire dans des carnets ou chanter à tue-tête dans une ancienne écurie à chevaux vaguement transformée en théâtre par mes soins.

 

A la maison, trois bouquins calaient les armoires, cependant nous possédions un centre culturel. Cela s'appelait le poste. Des milliers d'images s'échappaient quotidiennement de là. Un jour, j'ai remarqué une voix qui semblait bougonner tout en parlant de fleurs, de nonnes et de putains. Plus tard, j'ai su que cette voix était celle d'un natif de Sète. Il m'a fait ouvrir cent fois le vieux dictionnaire familial. Visiblement, ce fils de maçon ne tenait pas l'intelligence des autres pour perdue d'avance.

 

Au collège Saint-Stanislas, l'abbé Antoine était plus cinéphile que curé. Je ne l'ai jamais entendu parler de religion. Il était petit, le bas de sa soutane traînait par terre et portait les preuves de sa négligence, boue ou poussière, selon la saison. Il avait aménagé une salle de spectacle où j'ai découvert, pour cinquante centimes la séance, le "cinéma".

 


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                                                                          La patience de la neige (photo M.B.)

 

 Au lycée Saint-Joseph, où mes études m’attendaient ensuite, il y avait un vrai théâtre, avec toute la machinerie, les herses, les rampes, les passerelles, et cette grande manivelle qu'on tournait pour envoyer la lumière. Mes incompatibilités avec le football faisaient que je m'y réfugiais pendant les récréations. Là, un animateur nous  initiait au mime, à l'art dramatique et même à la danse russe. Etant le plus léger, j'avais en charge d'exécuter le saut carpé à un mètre du sol, comme on voit sur les photos des disques des Ballets Moïsseïev. Cet animateur s'appelle Michel Juliot. Nous l'avions surnommé Julius, puis Caesar, et, pour finir, Caius : nous avions des lettres et le faisions savoir. J'ai revu Caius il y a quelques années, il était à quelques jours de sa retraite de directeur de maison des jeunes et de la culture. Il tenait beaucoup aux deux. Aux deux, ensemble.


Couëron, en aval de Nantes, est une ville ouvrière. On y parle une quinzaine de langues. Dans les années quatre-vingt, Sylvette Poibeau s'est battue, comme font les femmes souvent, avec conviction, rigueur, en compromettant habilement ses colistiers du parti socialiste. Grâce à elle, la poussiéreuse Salle Jeanne d'Arc, où s'épuisaient quelques écoliers dans des saynètes fatiguées, est devenue le Théâtre Boris Vian. Trente ans plus tard, ce théâtre ne désemplit pas. Sylvette ne le sait pas, mais elle a gagné.

 

Pendant ce temps, la télévision, qui nous flatte pour mieux nous mentir avant de nous submerger de bière et de savons*, ne dit pas, elle n'y a pas intérêt, que les gens de ce pays n'ont jamais été aussi nombreux à sortir de chez eux (où les contraignait quelle fatalité ?) pour aller vers le monde, plonger dans les cosmos de Zao Wou-Ki, s'abreuver de Rimbaud jusqu'à l'ivresse, aller paisibles dans les méandres du fleuve Shakespeare, apprivoiser les nuits de Moussorgski, démasquer Buster Keaton,  réinventer Mozart qui aime tellement ça, puis filer deux thunes à une chanteuse de bastringue qui deviendra piaf quand les ailes auront fini de lui pousser, affirmer enfin que ce monde est à tout le monde, dire bien haut avec Monsieur Eluard que "l'honneur de vivre mérite qu'on vivifie".

 

Et mon père ajouterait : "Je t'ai appris la politesse. Tu devrais bien dire merci à tous ces gens-là, tous ces cultivateurs."

 

 

 

* Félix Leclerc "Un an déjà"

Par Michel Boutet
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 15:49

 

LE TEMPS PASSE...

Le temps passe et ma soeur Anne ne voit pas venir grand chose. Le monde a l'air d'aller trop vite et certains disent que rien n'arrive. Si on y regarde de plus près, c'est toutefois un peu plus compliqué. La preuve :

 

 

LE DISQUE DE FRANCESCA SOLLEVILLE

Il est sous presse. Février le verra naître. Vous y trouverez une quinzaine de nouvelles chansons de ses fidèles auteurs et compositeurs : Allain LEPREST, Jean-Michel PITON, Rémo GARY, Anne SYLVESTRE, Michel BÜHLER, Yvan DAUTIN, Thomas PITIOT, Bernard JOYET, Guy THOMAS, Gilbert LAFFAILLE, Gérard PIERRON et de nouvelles rencontres:  LES HURLEMENTS D'LEO et Michel BOUTET !

Vous pouvez encore souscrire à l'adresse suivante : http://forum.muzika.fr/read.php?2,811986

 

 

ON EST (toujours) LÀ POUR VOIR LE DÉFILÉ

L'émission chanson de RADIO G co-animée par Pascal LABORIE et votre serviteur (un mercredi sur deux, de 17 à 18h, 101.5 à Angers, ou sur la toile : site de Radio G, et site de l'AMJA) continue son bonhomme de chemin. Après NIOBÉ, Jean-Michel PITON et Michel KEMPER, nous avons reçu Marielle DECHAUME qui fête ses quarante ans de scène (elle a commencé à 5 ans !) cette fin de semaine au Théâtre de l'Avant-Scène à TRÉLAZÉ du 26 au 29 janvier avec une quinzaine d'invités. Renseignements et réservations : 02 41 33 74 74.

Concernant l'émission, ce 25 janvier, nos invités sont des acteurs de la chanson qu'on voit plus souvent en coulisses que sur scène : Daniel CARCEL (responsable culture aux PONTS-DE-CÉ) et Rachel ORON (élue à ANGERS, déléguée - souriante - au spectacle vivant).

A noter sur vos agendas : le mercredi 8 février, nous recevrons (avec grand plaisir) Jacques BERTIN. Suivront (dans le désordre) Gabriela BARRENECHEA (le Chili nous avait privé d'elle fin 2011), Paul MESLET, Jean-Louis BERGÈRE, Lili CROS & Thierry CHAZELLE, François PERROT...

Parmi nos invités, plus ou moins volontaire celui-ci : Luc PLAMONDON, héros d'un feuilleton-reportage en direct-différé du Québec ! Ou comment la rime vient aux rimeurs.

 

 

DES NOUVELLES DE GÉRARD MENANT, LE VRAI !

Gérard MENANT, c'est celui qui m'avait invité, il y a des lustres, à chanter BOURVIL en sa compagnie. A l'époque, personne n'avait eu cette idée. Menant, si !... Plus tard, il eut, toujours le premier, l'idée de jouer ses chansons accompagné par des fanfares et autres cliques locales dans les villages du Poitou. Puis il imagina (toujours le premier, est-il besoin de le préciser) monter un spectacle à partir de la fameuse rencontre BREL-BRASSENS-FERRÉ. Gérard MENANT étant un garçon bien élevé, demanda l'autorisation aux héritiers. Pas de problème avec les filles Brel et les neveux de Brassens. Le fils Ferré, lui, refusa. Il semble que, pour des raisons obscures, ce garçon refuse beaucoup. Un peu plus tard, d'autres (avec quels arguments ?) montèrent un spectacle à partir de la même matière.

Depuis, l'ami Gérard a rangé son saxo et fréquente peu les théâtres. Mais heureusement il a toujours sa plume ! Et quelle plume !... "TOUT EN VRAC", un recueil de nouvelles, d'aphorismes, de poèmes aléatoires va bientôt paraître fin avril aux Editions Les Deux Encres. On en reparle...

 

 

ILS SAVENT PAS COMPTER !

Les ceuss qui sont venus me faire la surprise de me rappeler à l'ordre pour mes soixante ans ne savent pas compter : ils étaient soixante-dix ! Dont deux d'Allemagne...

 

 

DON'T FORGET TO REGISTER TO VOTE

C'est ce que Frank ZAPPA écrivait sur certains de ses disques pour rappeler que pour pouvoir voter, il fallait s'inscrire sur les listes électorales. Par exemple, si vous souhaitez voter Sarko et que vous n'êtes pas inscrit, vous ne pourrez pas voter Sarko !... Et j'en serai bien content.

P.S. Vous connaissez l'histoire de Narco, le sabot ?...

 

 

BLASPHÈME...

Je propose ceci à la réflexion des sympathiques jeunes offusqués qui s'encanaillent héroïquement en défilant devant les théâtres ou en les envahissant :

"Mais non, je blasphème pas !... Et puis réfléchis de temps en temps : pour blasphémer, faut être croyant !"

(Raymond Nogherot, dans "Barbouillot d'pain sec")

 

 

MOTS DE FEMME

Maryèle REYJASSE a longtemps écrit et joué pour les enfants, en tenant pas leur "intelligence pour perdue d'avance". Ceux, dont je suis, qui avaient eu la chance de lire un peu par-dessus son épaule, savaient qu'elle écrivait aussi pour les enfants devenus, presque, des grandes personnes. Le livre où elle a eu la bonne idée de rassembler ces libres "po-aimes" et autres "prêts-textes" est titré "LES ELLES". C'est une affaire de femmes qui devrait prendre et surprendre quelques hommes, les pétrir pour le meilleur. Ça marche à l'émotion pure. C'est édité à Nantes par A LA CRIÉE (www.alacriee.org).

 

 

BALLADE EN DOUCEUR

Jean-Guy Douceur sera en ballade à partir du mois de mars :

- le vendredi 2 mars, en quintet, au CENTRE GEORGES d'AVRILLÉ (49). FROM & ZIEL seront aussi de la fête.

Réservations au 02 41 31 11 30.

- le mardi 20 mars, à 20 heures, au 20ème THÉÂTRE (PARIS), en trio. En co-récital avec Alain SOURIGUES.

Réservations au 01 43 52 20 40.

- le vendredi 23 mars, en quintet, au QUATRAIN, à HAUTE-GOULAINE (44), dans le cadre des Giboulées de Goulaine.

Réservations au 02 40 06 24 32.

- le vendredi 20 juillet, en trio, à MONTCUQ (46), avec Marièle DECHAUME en première partie.

 

 

SI MÉLANCHON, BAYROU, ET LES AUTRES VOUS GAVENT

Vous pouvez toujours mettre dans vos oreilles :

- Jean-Michel PITON ("J'me régale") qui résiste formidablement à l'écoute et à la ré-écoute.

- Clément BERTRAND ("Le salut d'un poisson"), une plume neuve, rare, généreuse (Editions Interférences).

- Phil DEVAÏ ("La note est salée"), jeune angevin, de la bande à NIOBÉ, c'est dire si ça sonne et résonne.

- Daniel LAVOIE ("Docteur tendresse"), pour les titres "Z'avez des bonbons" ou "La voilà notre armée" (texte de Leprest).

- Romain DIDIER ("De loin on aurait cru des oies"), bien sûr !

- Tom WAITS ("Bad as me"), pour faire plaisir à Philippe MICHEAU (mon dizaïneur, qu'en est dingo).

 

 

ET NEW-YORK S'EST POSÉ SUR L'HUDSON

(Photo : M.B. août 2011)


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BARCELONE

C'est le titre de la chanson que j'ai écrite pour Francesca SOLLEVILLE et qu'on pourra trouver sur le disque à venir.

Les arrangements, subtils autant que sobres, sont l'oeuvre de Michel PRECASTELLI. Mais ça ne s'entend pas ici.

 

 

BARCELONE 


J’voulais plus être son mensonge

Son alibi son coup d'éponge

On efface tout on recommence

Entre le vide et l'évidence

 

Je me rappelle Barcelone

Ce vin si doux qu'on en frissonne

Il disait : mon impératrice

Je veux boire à ta cicatrice

 

Puis un jour les regards s'évitent

Le cœur sait plus où il palpite

Dans un confort double vitré

L'amour déserte à pas feutrés

 

Si on t’aim’, faut pas te noyer

Ô ma fille, ô ma déliée

Si on t’aim’, c'est toute entière

Il faut rien laisser en jachère

 

J’voulais plus être sa dernièr' chance

Sa médaille sa récompense

Quand l'amour vire à la combine

Il prend des odeurs de cuisine

 

Je me rappelle Barcelone

Ce vieux nègre et son saxophone

Qui a joué rien que pour nous

Love, I will never forget you

 

Puis un jour les regards s'enfuient

Vers des horizons sans défis

Ce qu'on change va pas bien loin

Quelques rouleaux de papier peint

 

Si on t’aim’, faut pas te noyer

Ô ma fille, ô ma déliée

Si on t’aim’, c'est toute entière

Il faut rien laisser en jachère 

 

J’voulais plus de ces nuits éteintes

Où je n’étais qu'un mur d'enceinte

À tanguer entre femme et mère

On devient vite une éphémère

 

Je me rappelle Barcelone

L'innocence de la madone

Et il chantait entre mes bras

Avec le temps va tout s'en va

 

À s’oublier dans la tourmente

Sait-on jamais ce qu’on enfante

Derrière son voile et les excuses

Elle s'amuse pas toujours, la muse

 

Si on t’aim’, faut pas te noyer

Ô ma fille, ô ma déliée

Si on t’aim’, c'est toute entière

Il faut rien laisser en jachère

 

Si on t’aim’, faut pas te noyer

Ô ma fille, ô ma déliée

Si on t’aim’, c'est toute entière

De ta source à la haute mer

 

Paroles et musique : Michel BOUTET

Editions de l'Aviateur

Par Michel Boutet
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Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 11:09

 

Pascal LABORIE et moi en rêvions depuis longtemps. Au printemps dernier, nous avons soumis le projet à Cécile, la grande prêtresse souriante de Radio G (101.5 à Angers, ou sur le net).

Une émission esssentiellement consacrée à la chanson est née : "ON EST LÀ POUR VOIR LE DÉFILÉ". On peut l'entendre en direct un mercredi sur deux à 17h. Et, pour ceux qui voyagent, travaillent, habitent loin, il leur suffit de se rendre sur le site de la radio ou celui de l'amja. On y trouve, trois mois durant, les émissions déjà diffusées.

 

Radio G : www.radio-g.fr

 

Amja : www.amja.fr (rubrique "L'émission")  

 

"ON EST LÀ POUR VOIR LE DÉFILÉ" , deux fois sur trois, reçoit un invité.

Autres rubriques : "Tonton Pascal est de mauvaise humeur" (un billet haut en couleur de Pascal Laborie sur... la Sacem, les déclarations ahurissantes d'un directeur de salle à la mode, les musiques bâclées, etc...), "On chante partout" (présentation d'un artiste du vaste monde : Lluis Llach, Marc Cohn, Mercedes Sosa... A venir : Vladimir Vissotski, Angélique Ionatos, Caetano Veloso, Robert Wyatt...), "La chanson bonus" (une chanson hautement improbable), "La chanson coup de coeur", plus les infos sur l'actualité du spectacle dans la région et un peu plus loin.

 

Jean-Pierre NIOBÉ fut notre premier invité le  5 octobre, beau témoignage d'un artiste exigeant autant qu'accueillant des richesses de ces animaux à deux pattes qu'on nomme les humains.

Jean-Michel PITON le suivit le 19, et révéla, photo à l'appui, qu'il commença sa belle carrière de chanteur fondu de poésie en jouant du rock dans les Mauges !

Michel KEMPER, le 2 novembre, nous a parlé longuement, avec la belle énergie qu'on lui connait, de son livre, époustouflant, sans concession, "Les vies liées de Lavilliers" (Editions Flammarion).

 

Le 16 novembre, nous recevrons Gabriela BARRENECHEA qui viendra nous raconter le Chili, l'exil, la chanson de son pays et la chanson universelle.

Un peu plus tard, ce sera au tour de Jacques BERTIN, Christophe BELLOEIL, Francesca SOLLEVILLE, mais aussi un directeur de théâtre, une élue à la culture, un musicien accompagnateur...

 

Pour finir, retrouvez Michel KEMPER : http://nosenchanteurs.wordpress.com/tag/michel-boutet/ 

 

A bientôt, dans le poste !

 

 

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               Francesca SOLLEVILLE au Festival de Prémilhat, le 28 octobre dernier (Photo M.B.)

Par Michel Boutet
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Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 19:42

 

"Y'a ben longtemps qu'j'ai rien écrit

J'vas vous lâcher mon dernier cri..."

(Robert Charlebois "Qué-Can Blues")

 

Pour ne rien vous cacher, après un début d'année 2011 riche en soirées enchanteuses (le 21 mars au Grand Théâtre d'Angers, par exemple, nous y reviendrons...), il a fallu faire quelques travaux, consolider les fondations, dit autrement : donner de l'air au p'tit chanteur ! Paradoxalement, pour lui donner de l'air, on lui ôta un genre d'alvéole qui lui servait, il y a longtemps, à chanter "Je suis chrétien, voilà ma gloire!". Vous aurez deviné que la susdite alvéole ne lui servait plus à rien.

Dont acte, comme on dit chirurgicalement !

Et le p'tit chanteur reprit sa route aux quatre refrains.

 

A suivre : des nouvelles de l'ami Jean-Michel Piton à Barjac, un récit de voyage au Québec, une belle annonce (celle du prochain disque de Francesca Solleville), l'arrivée du p'tit chanteur (et de son comparse Pascal Laborie) sur une radio angevine pour causer chanson régulièrement, etc...

 

Merci d'être là !

 

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Par Michel Boutet
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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 14:26

 

Cela s'appelle un blog.

Celui de 3-2-1 chansons est fait par un fondu à l'humour rassurant. Il s'appelle Michel Lagarde.

Comme il l'écrit, nous nous sommes rencontrés à Saint-Bonnet près Riom, l'été dernier.

J'ai répondu à ses questions.

 

Merci à lui

 

L'adresse du blog : http://3-2-1chansons.wifeo.com

 

 

http://3-2-1-chansons.wifeo.com/michel-boutet.php

 

C'était le vendredi soir 16 juillet , aux sixièmes rencontres  Marc ROBINE à Saint Bonnet près Riom -63-
Il devait être aux alentours de minuit... Un horaire à ne pas mettre un chanteur devant un public , surtout lorsque celui-ci vient d'ovationner, comme il se doit ,le grand Michel BUHLER et la superbe Véronique PESTEL !

Lorsque Michel monte sur scène , beaucoup de spectateurs ne connaissent pas l'artiste ! Le risque est alors grand que, par politesse , certains écoutent 2 ou 3 chansons... avant de s'en aller discètement , profitant de la pénombre de la salle !
Et pourtant, 1h30 plus tard, le public (au grand complet) est là, debout, qui en demande et redemande. Chapeau l'artiste, il fallait le faire !

Au lendemain de son passage à Barjac en 2009, le journaliste François BELLARD avait écrit un papier sur Michel , en voici un extrait :

"Avoir vu ce spectacle, cet homme enraciné dans le meilleur des traditions d’une région (la région nantaise), qui semble la générosité personnifiée, donne l’impression d’être soi-même meilleur.Ce spectacle m’a beaucoup marqué, et il est encore si présent dans mon esprit que je n’arrive pas encore à dégager toutes les causes du bonheur qu’il m’inspire. Un spectacle rare.Un artiste extraordinaire".

C'est tout à fait mon sentiment. C'est pour celà que j'ai voulu en savoir un peu plus sur ce sacré bonhomme.

 

 Michel, c'est surtout à l'auteur que je m'adresse aujourd'hui. Te souviens-tu de l'écriture de ta première chanson ? Et depuis, combien en as-tu écrites ?

 

Ma première chanson était une chose très gaie qui était titrée « La guerre ». J’avais 12 ans. J’apprenais la musique par cœur, n’ayant ni magnéto ni aucune notion d’écriture musicale. Depuis, je pense avoir écrit 250 à 300 chansons, dont une centaine « officielles » (déposées, interprétées ou attendant de l’être).


Comment pratiques-tu ? As-tu une méthode de travail ?

 

La chanson m’est venue… j’allais écrire : « naturellement ». En fait, chez moi, il n’y avait pas de livre, seulement la radio. Mon père chantait. Fort ! Ma mère chantait Berthe Sylva, pour nous faire rire sans doute. Quand l’envie d’écrire m’est venue, j’ai écrit des chansons, au modèle de ce que je vivais « culturellement », c’est-à-dire comme « dans le poste ». Plus tard, à 13, 14 ans, j’ai écrit mes premiers sketchs (toujours l’influence de la radio : Francis Blanche surtout), puis des poèmes (mes premiers livres de poche étaient des recueils de poésie : Rimbaud, Verlaine, Apollinaire). Et je n’ai jamais arrêté.


As-tu un ordre bien défini, paroles puis musique ? La rythmique et la mélodie te « trottent »-elles ensemble dans la tête ?

 

Ma méthode de travail : tout noter. Je n’ai pas de mémoire, donc je note tout ce qui m’alerte, une phrase, une image, six notes de musique. Ensuite, tout peut arriver. La plupart du temps, je travaille beaucoup, considérant qu’il n’y a aucune raison pour qu’un mot soit à une place dans la phrase par hasard. Je triture, je corrige. J’essaie de ne pas trop m’éloigner de « l’idée » initiale, de ce que j’appelle « la colonne vertébrale » du texte. En même temps, je me méfie beaucoup de mes habitudes, de mes éventuelles habiletés. Il faut que la chanson tienne dans la longueur, qu’elle ne donne pas tout dès la première écoute, qu’elle cache des petits plaisirs, qu’elle soit « longue en oreille » en quelque sorte. Il faut donc travailler et contester toujours ce qu’on écrit jusqu’au moment très heureux où on considère qu’il ne faut pas aller plus loin, qu’on est au point de rencontre du travail et de la fraîcheur de la chose nouvelle. Et bien sûr j’aime que ce travail ne se voit pas, qu’il y ait une apparente facilité.

C’est en général le texte qui me guide. Pour l’écrire, je fais toujours ce que j’appelle une « musique portative », une mélodie, une scansion. Quelquefois je la garde. D’autres fois, non. Je cherche autre chose, ou je fais appel à mes amis Patrick Couton, Francis Blanchard ou Romain Didier. A noter qu’avec Patrick, j’ai souvent écrit sur des musiques préexistantes : les musiques de Patrick étant particulièrement remarquables et intelligentes (faussement simples aussi), c’est un guide très intéressant.


La page blanche te hante t-elle ?

 

Autrefois je pensais que oui. Mais je me suis rendu compte qu’il fallait que les choses murissent beaucoup en moi avant que je me mette à les écrire. J’accepte à présent ce temps préalable à l’écriture. Je dois avouer aussi que je ne suis pas plus courageux que ça : j’écris parce que je me suis engagé à le faire. Quand j’ai répondu à dix amis que « oui, mes nouvelles chansons arrivent », il faut bien que je commence à les écrire, sinon, je finirais par ne plus avoir d’amis. Rassurez-vous : j’en ai une belle bande.


As-tu des périodes privilégiées pour écrire ? Peux-tu écrire à la demande ?

 

Mes périodes privilégiées, c’est n’importe quand ! N’importe où !... A proprement parler, je n’écris pas à la demande, mais si un sujet m’intéresse, je peux m’engager sur une écriture commandée. Ayant travaillé à une époque de ma vie auprès de personnes handicapées mentales, je suis toujours invité, une fois ou deux par an, à écrire sur des sujets comme la différence, l’étrange, l’humour et le handicap, par exemple. Ces textes sont dit durant des congrès par des comédiens ou moi-même.


Ecrire est-il vital pour toi?

 

C’est une question vitale, bien sûr. Je ne sais toujours pas pourquoi l’envie d’écrire m’est venue, mais c’est tellement aidant pour moi. Et, « accessoirement », cela m’a permis d’aller à la rencontre des autres qui, semble t’il, m’encouragent toujours à le faire.


Les périodes d'écritures sont-elles exaltantes ou déprimantes ?

 

Exaltantes la plupart du temps, mais normalement fatigantes et inquiétantes. C’est ne pas trouver l’envie d’écrire qui me déprime.


Si tu devais donner un seul conseil à un débutant parolier, ce serait lequel?

 

N’accepte aucune facilité, mais prends tout le plaisir.


Ta chanson préférée ?

 

Je suis incapable de répondre : j’aime tellement de chansons, même certaines des miennes !... En vrac : tout Brassens, une bonne partie de David McNeil, Brel deuxième période, un gros paquet de chansons du Québec, Vissotsky, Caetano Veloso, Lluis Llach, Remo Gary, et tellement d’autres.


Te sens-tu plus Auteur que Compositeur ? Estimes-tu que la musique et les arrangements soient aussi importants que le texte ?

 

Tout est important ! Comme je me sens plus auteur que compositeur, je fais appel aux amis talentueux pour ce que j’estime ne pas savoir faire. Concernant les arrangements, je préciserai qu’une bonne chanson fonctionne dans une grande simplicité d’exécution.


Quel impact voudrais-tu que tes propres chansons aient auprès des gens ? Quelle est la mission de tes chansons ?

 

Ma devise pourrait être : « Je voudrais être utile à vivre et à rêver » (Etienne Roda-Gil).


Que penses-tu de la mise à l'écart  « médiatique » d'ACI comme toi ou d'autres de tes collègues comme Leprest , Bertin , Benin, Michèle Bernard par ex !

 

Je pense que chaque fois que j’ai approché le show-bizness (oh, très peu), j’ai su que j’étais en pays très étranger. Je pense que j’ai une part de responsabilité dans le fait d’être resté marginal. Je pense que j’ai peut-être survécu grâce à cette marginalité. Je pense aujourd’hui qu’on est pas prêt de me convaincre que je ne sais pas écrire et chanter des chansons. Le reste, la réussite et tout ça, est affaire de hasard, sans doute.


Quel regard poses-tu sur la chanson française actuelle, son évolution , son avenir ?

 

Juste une remarque : c’est à nous de défendre notre langue et nos particularités. Le bizness veut un monde uniformisé. Battons-nous pour la différence : chantons en français ! Surtout en français ! Et puis, pour le fun, la rencontre, l’intelligence, offrons-nous de chanter en anglais, en espagnol, en russe, en uzbek, en bantou…


Y a t-il une question à laquelle tu aurais aimé répondre et que je ne t'ai pas posée ?

 

J’ai déjà tellement dit… Merci pour ces questions-là.


Merci Michel pour ta disponibilité

 

  

 

  

Par Michel Boutet
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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 18:50

 

* UN CERTAIN CYRIL C.SAROT...

 

Cet homme-là m'a un (beau) jour adressé une commande de disque. Joint au chèque, un livret format cd avec des textes  tous plus enchanteurs les uns que les autres. Bizarre : il n'y avait aucune note concernant le studio, les musiciens. Et pour cause : il n'existait pas de cd correspondant à ces textes.

Plus tard au téléphone : "Oui, ce sont des textes qu'on pourrait chanter. Mais personne ne l'a fait jusque là."

Moi, sans plus réfléchir : "M'autoriseriez-vous à chercher des musiques pour ces mots-là ?"

Lui : "Je vous en prie !"

 

Deux mois plus tard, sept chansons étaient construites.

Nous nous rencontrons en juillet au Festival de Saint-Bonnet-près-Riom où je suis invité. Cyril y est bénévole et vend ses recueils de textes. Je fais connaissance avec quelqu'un qui s'interroge avec intelligence et humour sur la marche des choses. Je gagne un ami. En fin de spectacle, j'y interprète pour la première fois "notre" chanson "Mes copains de caboche".

On trouve cette chanson dans le programme de l'émission "Le temps ne fait rien à l'affaire" (voir page précédente). On la trouvera dans un prochain cd... Avec d'autres titres de Cyril.

 

Enfin, Cyril vous invite à le rejoindre sur son blog. C'est un beau lieu de mots et d'humeurs. Vous y trouverez aussi les renseignements pour vous procurer ses recueils.

 

http://acquiparait.canalblog.com/

 

 

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                                                           Photo : MB

 

 

* LUNDI 13 DECEMBRE AU FORUM LEO FERRE (20h30)

 

A l'invitation de Claire de Villaret, j'aurai le bonheur de revenir très bientôt au Forum Léo Ferré d'Ivry-sur-Seine.

J'y serai accompagné de Delphine COUTANT (violon, chant) et de Jacques MONTEMBAULT (piano).

 

Il est prudent de réserver, et, pour ne rien vous cacher, c'est réconfortant pour les organisateurs et les artistes.

Il suffit de téléphoner au 06 83 09 78 34, ou d'écrire par courriel : lemarquisa@aol.com

 

DSC_0698.JPG

 

                                                              Quand Delphine pose son violon, elle fait paludière.

                                                              Avec grâce (on ne se refait pas !) (Photo : MB)

 


Par Michel Boutet
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Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 16:55

 

J'étais sur la route... A faire le chanteur et le raconteur sur scène et à la radio... La preuve :

 

* LE TEMPS NE FAIT RIEN A L'AFFAIRE.

 

C'est le titre d'une excellente émission animée par Jean-François GRANDIN sur MARMITE FM.

Bien que cette émission soit habituellement bien fréquentée, Jean-François GRANDIN a cru intelligent de m'inviter. Cela se fit à Paris, à la table d'une certaine Académie de la Bière. Rien à dire sur la bière : elle était académique à souhait. Si bien nous avons enregistré assez de propos plus ou moins malveillants sur le monde de la chanson comme il va pour motiver le montage de deux heures d'émission !

La première heure est "en ligne", comme on dit, depuis quelques jours à l'adresse suivante :

 

marmitefm.universpodcast.com/le-temps-ne-fait-rien-a-l-affair...

 

Moralité : par la faute (!!!) de Violaine PARCOT (j'y viens), j'ai gagné un ami. Et ça, c'est pas malin !

 

 

"Jean-François Grandin en action" (photo : Violaine Parcot)

 

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* UNE DEUXIEME VIOLAINE DANS MES PARAGES !


La première, c'est ma fille préférée. Elle fait de photos. Et des enfants, et de la vie en pagaille. J'en étais donc tout à fait satisfait. Mais une deuxième s'est immiscée dans mes affaires professionnelles et amicales : elle s'appelle Violaine PARCOT. Elle fait des photos. Elle a fait un enfant, et fait elle aussi de la vie en pagaille. Elle a accepté de rejoindre "La belle équipe" de mes "agents" : Pascal LABORIE et Emmanuel HEIT.

Elle tient particulièrement à me faire chanter ! Faut dire qu'elle a l'habitude de faire chanter du monde, et souvent du beau monde : Francesca SOLLEVILLE (j'y viens !), Audrey ANTONINI, Corentin COKO, Clémence CHEVREAU.

Pour les pros, son contact : Violaine PARCOT   06 74 78 62 30    merlinprod@aol.com

 

 

* FRANCESCA SOLLEVILLE, ou DE LA BELLE VIE QUI CHANTE !

 

Par la faute (encore) de Violaine PARCOT, j'ai fait mieux connaissance avec Francesca SOLLEVILLE. C'est-à-dire que je ne m'en remettrai pas !

Bon, quelque part à Barjac, elle m'avait déjà fait savoir, avec ce sourire à faire fondre la banquise, qu'elle ne détestait pas mes chansons... Gêne du chanteur. La suite, c'est le samedi 20 novembre, en fin d'une belle soirée organisée par les amis Josiane et Pierre HAVARD et Paul MESLET, je chante deux trois airs à ma façon. Elle s'approche : "Tu ne chanterais pas demain en première partie de mon spectacle à Saint-Mathurin ?..." Et voilà comment on se retrouve à Saint-Mathurin-sur-Loire ! Puis, quelques jours plus tard, à Lorient, devant près de 3.000 personnes pour un spectacle consacré à Jean FERRAT, avec Francesca SOLLEVILLE, bien sûr, mais aussi JEHAN, Christiane STEFANSKI et Claude COUAMME, accompagnés par les superbes Nathalie FORTIN et Lionel SUAREZ !

 

(Photos : Violaine Parcot)

 

 

Mil.Lorient.1

 

Francesca.Lorient.2

 


Par Michel Boutet
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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 06:19

 

* TRANCHES DE SCENE 


Si je ne craignais pas qu'il me prenne définitivement pour un plaisantin, j'écrirais qu'Eric Nadot est un bienfaiteur de la chanson française ! (Faudra que je revienne sur cette histoire de "chanson française"). Eric Nadot, donc, est un monsieur discret qui a fini par se faire remarquer. Faut dire qu'il a eu l'idée de défendre, en inventant sa série de DVD "Tranches de scène", le meilleur de la chanson de chez nous. Il est de parti pris, Eric Nadot. Il filme avec autant de modestie que de détermination. Il défend l'intelligence et le talent. Au résultat, cela donne, pour l'heure, 8 magazines vidéo sur dvd, avec un invité principal et un tas de beau monde autour.

N° 1 "Autour d'Anne Sylvestre". N° 2 "Xavier Lacouture". N° 3 "Claude Semal". N° 4 "Serge Utgé-Royo". N° 5 "Gérard Morel". N° 6 "Sarcloret". N° 7 "Hervé Lapalud". N° 8 "Le centre de la chanson a vingt ans".

 

Et ça marche (très bien) par abonnement : www.tranchesdescenes.net

 

Pour mémoire, Eric Nadot (qu'on voit tous les ans à Barjac soutenir, en vendant leur production, les chanteurs qui lui demandent) est le réalisateur du dvd consacré au spectacle "Bernard Haillant".

 

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* LE PITON NOUVEAU ARRIVE BIENTÔT

 

Un nouvel album pour l'ami Jean-Michel Piton au printemps : "J'me régale !" Treize nouvelles chansons pour voix, orchestre et c(h)oeur. Un disque où l'on chante à plein gosier comme on boit à la régalade. Pour aider à la construction de ce nouvel opus ("Jean-Mi, pas de jeu de mots, svp !"), vous pouvez adresser un chèque de 20 euros par cd commandé (port compris) à :

 

Jean-Michel PITON

La Perdrière

49124 LE PLESSIS GRAMMOIRE

 

 

 

* JEAN-GUY DOUCEUR AU FORUM LEO FERRE EN DECEMBRE 2010


"Pourquoi n'allez-vous pas à Paris ?..." On s'en approche. 

Le LUNDI 13 DECEMBRE à 20h30 , nous (Delphine Coutant au violon et choeur, Jacques Montembault au piano, plus votre serviteur) présenterons la version trio de La Ballade de Jean-Guy Douceur

 

au FORUM LEO FERRE, 11 rue Barbès à IVRY-SUR-SEINE

(métro ligne 7, station porte d'Ivry)

 

Réservations au 06 83 09 78 34, ou par courriel : lemarquisa@aol.com


 

 

* ET AU GRAND THEATRE D'ANGERS EN QUINTET, LE 25 MARS 2011

 

Jean-Guy Douceur va se mettre sur son 31 dès le 25 du mois de mars 2011. Qu'on en juge :

Nous serons accueillis ce jour-là par l'A.M.J.A. au superbe Grand Théâtre d'Angers, pour une version grand format de "La ballade de Jean-Guy Douceur".

 

Je serai entouré de :


- Delphine Coutant : violon, choeur

- Valérie Montembault : violoncelle, choeur

- Jacques Montembault : piano, choeur

- Pascal Laborie : percussions

- Michel Bonhoure : sonorisation

- Pascal Gaudillière : lumières

 

Nous enregistrerons et filmerons ce spectacle. Si vous voulez être dans le film, vous pouvez réserver votre soirée et vos places en téléphonant au 09 75 97 87 02. Courriel : amja2@orange.fr


Prix des places : catégorie 1 (15, 12 & 5 euros), catégorie 2 (12, 10, & 5 euros), catégorie 3 (9, 7 & 5 euros).

Renseignements complémentaires au Grand Théâtre d'Angers.

 

En première partie : "La soirée des lauréats". Flavia, lauréate de "Vive la reprise". Katrin' Waldteufel, lauréate de "Le Mans Cité Chanson". From & Ziel, lauréats du tremplin de l'Autrement Café/Ville d'Angers.

 

 

 

* AUCUN RAPPORT

 

Ils ont fait le Ventoux (photo : MB)

 

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Par Michel Boutet - Publié dans : Comme un lundi
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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /Juin /2010 14:35

 

 

* J't'ai écrit mon nom...

 

Ce soir-là, avec Delphine, nous jouons dans les Alpes, à Longefoy. Nous jouons pour des familles, attentives, chaleureuses. Le centre de vacances Jean Franco offre une vraie salle de spectacle et, nous l'espérons, un vrai spectacle avec nos chansons voyageuses. Nos hôtes sont aussi compétents que délicieux. Quand le spectacle s'achève, il y a du bonheur dans l'air. Nous rangeons le matériel. Une petite fille s'approche souriante, regarde les livres : "C'est toi qu'a écrit ça ?... Oh là là, il en faut du courage !..." Je m'entends répondre : "Non, il faut d'abord avoir envie." Elle disparait. Cinq minutes plus tard, elle revient avec un petit bout de papier : "J't'ai écrit mon nom. Pour que tu m'oublies pas !..."

Elle se prénomme Jessie. Elle habite à Créteil.

 

Delphine-a-la-neige--.jpg

 

 

 

*  Le Rémo Gary nouveau est arrivé.

 

Lui aussi sans doute écrit son nom pour pas qu'on l'oublie, pour qu'on n'oublie personne, pour qu'on n'oublie rien des grands espoirs et des victoires arrachées à l'indécence. Il vient de publier "La lune entre les dents", un livre-cd superbe. Le livre rassemble ses textes de chansons, et quels textes ! Le cd propose ses chansons nouvelles. Et ça, c'est plus sûrement le printemps que les pseudo réformes à la kijveudirékejen'dirépa ! Pour se procurer la chose (il en coûte 25 euros, port compris), il suffit de commander via le site www.remogary.com

 

RemoyGary_Portrait_Bernard_Dutheil.jpg

 


* Une nouvelle rubrique sur le site : "Le p'tit air du moment"

 

Irrégulièrement (vous en avez l'habitude), le site proposera un nouveau "p'tit air du moment". Ce sera du brut, de l'authentique, du en public, du jamais entendu ou presque, des archives plus ou moins audibles. Et ça se mettra en route dès qu'on va sur "http://michel-boutet.com".

Le premier morceau est une version enregistrée en public, en avril dernier à Saint-Georges-les-Baillargeaux, de "Boulevard de monte à regret " avec le piano magistral de Jacques Montembeau.

 

 

* Il s'appelle Cyril C. Sarot

 

Il s'appelle Cyril C. Sarot. Il habite à Clermond-Ferrant. Il écrit des textes "à chanter peut-être". J'en ai déjà mis une douzaine en musique. C'est une vraie rencontre. Je vous en reparle bientôt. Et ça chantera bientôt sur le site, avant de chanter sans doute sur un prochain cd.

 

 

* Un air de Pyrénées

 

C'était la semaine dernière, comme un air de printemps au pied du Pic du Midi de Bigorre. Les semelles de mes chaussures ont écrit là quelque chose, pour qu'on n'oublie pas tout et qu'on ne laisse pas le reste aux prédateurs qui voudraient gouverner nos pas libres.

 

 

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Par Michel Boutet
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